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A l’heure où l’Eglise, lors du Concile Vatican II, s’interroge sur la présence qu’elle doit avoir dans le monde de ce temps, le père Marie-Eugène est habité par la préoccupation de garder indissociablement liés les deux axes de l’union à Dieu et d’une présence au monde. Il réagit vivement devant la tentation d’opposer prière et engagement dans le monde. Ne croyons pas que la prière éloigne des activités quotidiennes et des soucis de nos contemporains. Comme toujours chez lui, les affirmations trouvent leur source dans l’exemple du Christ. Il ne s’agit pas de choisir entre présence à Dieu et présence au monde, mais d’unir ces deux mouvements qui procèdent d’un même amour.
Nous avons à lutter contre la théorie qui nous a fait diviser action et contemplation, et les a fait tellement distinguer qu’elle les a rendues presque inconciliables.
Eh non ! Elles jaillissent l’une de l’autre : l’action jaillit de la contemplation ; l’efficacité et la valeur de l’action jaillissent de la puissance de la contemplation.
Notre-Seigneur a prié : il a prié le jour, il a prié la nuit. Toutes les raisons que nous pouvons avoir de ne pas mettre de prière dans notre vie parce que nous avons du travail, de nombreuses activités, ne tiennent pas devant son exemple.
Le contact avec Dieu n’isole pas du monde, n’isole pas de notre tâche. Un apôtre qui veut être uniquement actif ne sera pas un saint. Un contemplatif qui ne veut pas traduire son amour d’une façon pratique cultivera son égoïsme spirituel. C’est une synthèse à réaliser. On ne peut être saint si on choisit l’un ou l’autre.
Gardez la fidélité à l’essentiel : action et contemplation bien unies.
Pour aller plus loin :
Dossier En marche vers Dieu avec le père Marie-Eugène, fiche « Présent à Dieu présent au monde »
Je veux voir Dieu, p. 379-382 ; 1028-1053
Au souffle de l’Esprit, p. 279-285