Soif de Dieu

Cette touche de Dieu sur l’apôtre se distingue par ce goût d’absolu, ce besoin d’absolu que l’on trouve en lui. « Il est vivant le Seigneur en présence de qui je me tiens » ; il veut se tenir en présence de Dieu.

Cette vocation prophétique est marquée par ce fait que celui que Dieu touche, orienté ainsi vers Dieu, a besoin de se fixer en Dieu par le regard. Ayant expérimenté un peu de la transcendance, il consent à fixer son regard sur cette transcendance, il en a faim et soif. Il a trouvé le Dieu vivant et ce Dieu vivant, il veut le connaître. Il y a donc ici le besoin d’oraison.

Dans la solitude, des échanges merveilleux s’établissent entre Dieu et le prophète. C’est ainsi que l’âme devient une âme de Dieu, une âme dont le souci essentiel, dont l’aspiration fondamentale c’est la recherche de Dieu, c’est la présence de Dieu, c’est de se tenir en présence de Dieu.

Pour réparer les dégâts, pour réparer les blessures, pour réparer les faiblesses que la vie du contact avec le monde, avec d’autres éléments, d’autres vocations, et surtout avec le mal du monde provoque, c’est le retour dans la solitude, c’est le bain que l’on prend pour se purifier et pour vivre quelques instants dans l’élément vital qui est Dieu.