L’oraison thérésienne

L’ ‘espace’ habituel de l’expérience thérésienne de Dieu fut l’oraison. C’est là que lui fut donnée une connaissance merveilleuse de Dieu, de l’homme, du rapport qui s’établit entre eux. Elle voit l’homme comme un Château dont le trésor se trouve à l’intérieur : la présence en lui de Dieu, son Créateur, son Maître et son Roi. Et justement, la clé pour ouvrir la porte du château et rejoindre l’Hôte qui s’y trouve, c’est l’oraison.

Quelle grande maîtresse d’oraison est Thérèse ! Son oraison est vie, non spéculation. « Ce n’est pas de penser beaucoup, mais d’aimer beaucoup ». C’est une science expérimentale, une science d’amour. Cette oraison est bien la colonne vertébrale de tout son enseignement : un « échange d’amitié » avec Dieu présent dans l’âme (Vie, ch.8). C’est là la grande vérité qu’elle révèle.

« Au cadran de l’histoire, c’est l’heure de l’oraison thérésienne » (Paul VI).