Jésus, lumière et miséricorde
Notre misère doit être un moyen pour aller à Dieu

Notre misère n’est pas un obstacle, notre misère est un moyen : la pauvreté est nécessaire. Utilisons celle que nous avons en nous, celle que nous portons : les plaies que nous portons, nos misères deviennent des sources de lumière quand elle sont placées sous la lumière de Dieu.
Approchons-nous avec confiance, aimons-la, cette misère.
Comme l’apôtre, s’il faut que nous nous glorifiions de quelque chose, c’est de ces misères que nous allons nous glorifier : « je me glorifierai de mes faiblesses ».
Pourquoi ? Parce qu’elles nous donnent droit, en quelque sorte, ou du moins elles appellent la miséricorde de Dieu.
Que le témoignage de la lumière de Dieu, passant par notre misère, par notre pauvreté, par nos plaies, par notre faiblesse, apporte au monde un témoignage de la puissance de la lumière de Dieu, de sa miséricorde, de son amour.
Que ce témoignage soit notre forme d’apostolat, qu’il attire à ces sommets de la vie spirituelle, ou plutôt qu’il attire vers la réalisation de la simplicité du regard, sous les feux de l’amour et de la lumière de Dieu, toutes les âmes, tous les pauvres, tous les faibles, tous les misérables comme nous.
Extraits de Présence de lumière, Editions du Carmel, Coll. Centre Notre-Dame de Vie, Venasque, 1991, 320 p.